Comment un·e assistant·e de direction peut relever le défi RSE au quotidien et devenir un véritable levier de transformation responsable dans l’entreprise.
Relever le défi RSE au quotidien : le rôle clé de l’assistant·e de direction

Comprendre le défi rse au niveau opérationnel

Pourquoi l’assistant·e de direction est au cœur du défi RSE

Dans la plupart des entreprises, la RSE n’est plus seulement un sujet de communication ; elle devient un véritable defi opérationnel. Les engagements affichés dans les rapports, les trophees ou les candidatures à des prix comme les trophees defis doivent se traduire dans le travail du quotidien : organisation des agendas, gestion des réunions, choix des prestataires, circulation de l’information auprès des equipes.

C’est précisément là que l’assistant·e de direction intervient. Sa position, au croisement de la direction, des collaborateurs et des différentes structures internes, en fait un acteur changement clé pour la mise place concrète de la RSE dans l’entreprise. Même sans titre officiel lié au developpement durable, son rôle peut fortement influencer la culture entreprise et la rse culture au quotidien.

Les directions générales s’interrogent de plus en plus sur la manière d’aligner gouvernance, stratégie et responsabilite sociale. Pour mieux comprendre ce lien entre pilotage stratégique et RSE, il peut être utile de se pencher sur la place du comité de direction dans la transformation de l’entreprise. L’assistant·e, qui accompagne ces instances, est en première ligne pour traduire ces orientations en actions concrètes.

De la stratégie aux gestes du quotidien : rendre la RSE tangible

Les defis rse ne se limitent pas à la performance environnementale ou à la transition ecologique. Ils touchent aussi les enjeux sociaux, la qualite vie au travail, l’équilibre vie privee et vie travail, ou encore l’impact des decisions sur les collaborateurs et les partenaires. Pourtant, dans beaucoup d’entreprises rse, la RSE reste perçue comme un sujet « à côté » du reste, porté par un service dédié ou par quelques personnes motivées.

Pour l’assistant·e de direction, le premier pas consiste à rendre la RSE visible et concrète dans les tâches courantes :

  • intégrer les objectifs de developpement durable dans la préparation des réunions et des comités ;
  • veiller à ce que les documents, présentations et supports fassent apparaître les engagements RSE de l’entreprise ;
  • relayer les news rse internes (nouveaux projets, ateliers, indicateurs de performance environnementale, actions sociales) auprès des equipes ;
  • proposer des ajustements simples dans l’organisation du travail pour limiter l’impact environnemental et social.

Cette prise conscience progressive transforme la RSE en réflexe de fonctionnement, et non en projet isolé. Elle prépare aussi le terrain pour des actions plus structurantes sur les déplacements, les événements ou la gestion des prestataires, qui seront abordées dans la suite.

Identifier les principaux defis RSE au niveau opérationnel

Pour jouer pleinement son rôle, l’assistant·e de direction doit d’abord comprendre où se situent les defis rse dans son périmètre. Selon la taille et le secteur de l’entreprise, les priorités peuvent varier, mais on retrouve souvent quelques grands axes :

  • Organisation du travail et vie travail : gestion des horaires, surcharge de réunions, déplacements fréquents, impact sur la qualite vie et la vie privee des collaborateurs ;
  • Fonctionnement des equipes : circulation de l’information, inclusion, reconnaissance, prévention des tensions, articulation entre objectifs business et rse engagement ;
  • Impact environnemental : consommation de ressources (papier, énergie, matériel), choix des outils numériques, eco conception des supports, gestion des déplacements ;
  • Relations avec les prestataires : critères de sélection, suivi des engagements, cohérence avec les objectifs de developpement durable de l’entreprise ;
  • Culture entreprise : cohérence entre le discours officiel, les newsrse ou news rse diffusées en externe, et la réalité vécue par les collaborateurs.

En observant ces dimensions au quotidien, l’assistant·e peut repérer les écarts entre les ambitions affichées et la réalité opérationnelle. Ce diagnostic informel, nourri par les échanges avec les equipes, devient une base précieuse pour proposer des améliorations réalistes et adaptées.

Relier engagements RSE, objectifs et attentes des collaborateurs

La RSE n’a de sens que si elle relie trois niveaux : les engagements officiels de l’entreprise, les objectifs concrets des directions et les attentes des collaborateurs. L’assistant·e de direction est souvent l’un des rares profils à avoir une vision transversale de ces trois dimensions.

Au quotidien, cela peut se traduire par :

  • la mise en cohérence entre les priorités de l’agenda de la direction et les engagements RSE annoncés dans les communications internes ou externes ;
  • la remontée des signaux faibles issus des equipes (fatigue, perte de sens, incompréhension des defis rse) vers la direction ;
  • la participation à la préparation de dossiers de candidature newsrse ou de trophees defis, en veillant à ce que les projets présentés reflètent réellement la vie travail et l’impact sur le terrain ;
  • la proposition d’ateliers ou de temps d’échange pour renforcer la rse culture et la responsabilite partagée.

En jouant ce rôle de lien, l’assistant·e contribue à éviter le décalage entre discours et réalité, qui fragilise la confiance et l’engagement. Il ou elle aide aussi la direction à mieux comprendre comment ses decisions se traduisent dans le quotidien des structures et des equipes.

Se positionner comme relais crédible de la RSE

Enfin, comprendre le défi RSE au niveau opérationnel, c’est aussi accepter que la RSE ne soit pas parfaite ni totalement aboutie. Beaucoup d’entreprises rse avancent par étapes, avec des réussites, des limites et parfois des contradictions. L’assistant·e de direction peut se positionner comme un relais pragmatique : ni donneur de leçons, ni simple exécutant.

Pour renforcer sa crédibilité, il ou elle peut :

  • se former aux enjeux sociaux, environnementaux et au developpement durable via des ressources spécialisées et des retours d’expérience d’entreprises ;
  • suivre les newsrse et les bonnes pratiques partagées par d’autres structures pour nourrir ses propositions ;
  • documenter les actions menées et leurs effets (même modestes) sur l’impact social ou environnemental ;
  • adopter une approche d’amélioration continue, en testant, ajustant, puis en partageant les résultats avec les collaborateurs et la direction.

Cette posture prépare naturellement le passage d’un rôle de soutien administratif à un rôle de relais rse reconnu, capable d’influencer l’agenda de la direction, l’organisation des déplacements, la gestion des prestataires et, plus largement, la culture entreprise.

Aligner l’agenda de la direction avec les engagements rse

Traduire les engagements RSE en priorités concrètes

Aligner l’agenda de la direction avec la RSE, ce n’est pas seulement ajouter quelques réunions sur le développement durable. Pour une entreprise, cela signifie faire entrer les enjeux sociaux, environnementaux et la responsabilité dans le cœur même de l’organisation du travail.

En tant qu’assistant·e de direction, vous êtes au carrefour des décisions, des agendas et des informations. Vous voyez passer les projets, les arbitrages, les urgences. C’est précisément là que vous pouvez devenir un véritable acteur du changement et contribuer à une rse culture plus forte dans votre structure.

Concrètement, il s’agit de vous poser systématiquement la question : comment chaque rendez vous, chaque atelier, chaque comité, chaque déplacement peut il soutenir les objectifs RSE de l’entreprise et limiter son impact ?

Structurer l’agenda autour des enjeux RSE prioritaires

La première étape consiste à faire le lien entre les engagements RSE formalisés (rapport RSE, plan de transition écologique, politique de qualité de vie au travail) et le calendrier réel de la direction. Trop souvent, les defis rse restent théoriques, alors que le quotidien est accaparé par l’opérationnel.

Quelques pistes pour structurer l’agenda :

  • Bloquer des créneaux réguliers dédiés aux sujets RSE : suivi des indicateurs de performance environnementale, enjeux sociaux, projets d’eco conception, vie travail et vie privee, etc.
  • Intégrer systématiquement un point « impact RSE » dans les réunions stratégiques : quels defis, quels risques, quelles opportunités pour le developpement durable de l’entreprise ?
  • Prévoir des temps d’échange avec les equipes opérationnelles pour remonter les defis du terrain et les bonnes pratiques RSE au quotidien.
  • Anticiper les échéances externes : trophees defis, appels à projets, candidature newsrse, publication de news rse, obligations réglementaires.

Votre rôle est d’aider la direction à ne pas traiter la RSE comme un sujet à part, mais comme un fil rouge qui traverse l’ensemble des décisions et de la vie travail.

Faire le lien entre stratégie, projets et ressources humaines

Aligner l’agenda, c’est aussi veiller à ce que les projets RSE soient cohérents avec les ressources disponibles, les contraintes des collaborateurs et la culture entreprise. La mise place d’objectifs ambitieux ne suffit pas ; il faut organiser le temps et les moyens pour les atteindre.

Vous pouvez par exemple :

  • Identifier les moments de forte charge de travail pour éviter de lancer de nouveaux defis RSE à contretemps.
  • Proposer des ateliers courts et ciblés pour sensibiliser les equipes à la responsabilite sociale et environnementale, sans alourdir leur planning.
  • Veiller à ce que les projets RSE prennent en compte la qualite vie au travail et ne créent pas de surcharge invisible.
  • Coordonner les échanges entre les différentes structures de l’entreprise (siège, sites, filiales) pour harmoniser les pratiques.

Sur ces sujets, la coordination avec les ressources humaines est clé. L’optimisation des organisations, la gestion des transitions et l’accompagnement du changement sont des leviers essentiels pour que les entreprises RSE tiennent leurs engagements. À ce titre, les approches décrites dans l’article sur le management de transition en ressources humaines peuvent vous aider à mieux articuler defis RSE, organisation du travail et accompagnement des collaborateurs.

Intégrer la RSE dans les arbitrages de priorités

Au quotidien, vous êtes souvent la personne qui filtre, qui priorise, qui arbitre ce qui remonte à la direction. C’est là que la RSE engagement peut devenir un véritable critère de décision.

Quelques exemples concrets :

  • Lorsqu’un rendez vous est demandé, vous pouvez questionner son utilité, son impact, et proposer une alternative plus responsable (visio plutôt que déplacement, regroupement de réunions, etc.).
  • Pour les demandes d’interventions externes, vous pouvez privilégier les acteurs engagés dans le developpement durable ou les entreprises rse reconnues.
  • Dans la préparation des comités, vous pouvez suggérer l’ajout d’un volet « impact durable » pour chaque projet présenté.
  • Pour les candidatures à des trophees ou trophees defis, vous pouvez aider à structurer les informations RSE, à valoriser les actions menées et à coordonner les contributions des equipes.

Peu à peu, ces réflexes créent une prise conscience collective : la RSE n’est plus un sujet annexe, mais un critère naturel dans les arbitrages de la direction.

Donner de la visibilité aux engagements et aux résultats

Enfin, aligner l’agenda avec les engagements RSE, c’est aussi organiser la communication interne et externe autour des avancées. Les collaborateurs ont besoin de voir que les efforts fournis ont un impact réel, que les defis sont reconnus et que la direction assume sa responsabilite.

Votre rôle peut être de :

  • Planifier des temps réguliers de partage des résultats RSE : indicateurs, réussites, difficultés, defis à venir.
  • Coordonner la diffusion des informations issues de plateformes spécialisées comme NewsRSE ou d’autres sources sur les entreprises et leurs pratiques de developpement durable.
  • Mettre en avant les initiatives locales des equipes, pour renforcer la rse culture et encourager les bonnes pratiques.
  • Préparer les supports pour les candidatures à des prix ou labels, en valorisant l’engagement de l’entreprise et de ses collaborateurs.

En structurant ainsi l’agenda, vous contribuez à ancrer la RSE dans la culture entreprise, à relier les engagements affichés aux réalités du travail, et à faire de la direction un véritable moteur de la transition ecologique et sociale.

Rendre les déplacements et événements plus responsables

Organiser des déplacements vraiment utiles

Dans une entreprise qui prend au sérieux la rse au quotidien, la première question n’est plus « comment voyager ? », mais « faut il vraiment voyager ? ». En tant qu’assistant·e de direction, vous êtes au cœur de ces arbitrages et vous pouvez transformer chaque déplacement en levier de developpement durable.

Avant de valider un voyage, vous pouvez systématiser quelques réflexes simples :

  • Vérifier si une visio ou un atelier à distance peut atteindre le même objectif de travail.
  • Regrouper plusieurs rendez vous sur un même trajet pour limiter les allers retours.
  • Privilégier les déplacements en train plutôt qu’en avion dès que la durée de trajet reste raisonnable.
  • Éviter les allers retours dans la journée qui fatiguent les collaborateurs et dégradent la qualite de vie au travail.

Ces choix paraissent parfois modestes, mais mis bout à bout, ils améliorent la performance environnementale de l’entreprise et montrent un rse engagement concret, loin des discours théoriques sur la transition ecologique.

Choisir des modes de transport cohérents avec la rse

Quand le déplacement est indispensable, votre rôle consiste à aligner la logistique avec les objectifs de developpement durable et la culture entreprise. Cela passe par une grille de décision claire, partagée avec la direction et les equipes.

Situation Option à privilégier Impact rse
Trajet national ou européen < 5 h Train, éventuellement covoiturage Réduction forte des émissions, meilleure vie travail
Trajet long, agenda très contraint Avion, mais avec regroupement de rendez vous Moins de vols, meilleure optimisation des defis rse
Déplacements urbains Transports en commun, vélo, marche Moins de congestion, image d’entreprise responsable

Documenter ces choix, les expliquer aux collaborateurs et les intégrer dans la mise place des procédures internes contribue à une vraie rse culture. Vous devenez un acteur changement, en aidant chacun à prendre conscience des enjeux sociaux et environnementaux liés à la mobilité professionnelle.

Concevoir des événements sobres et engageants

Les événements internes et externes sont souvent au cœur de la vie travail et de la communication des entreprises. Ils sont aussi un terrain idéal pour faire vivre la rse au quotidien, sans nuire à la convivialité ni à l’impact business.

Quelques leviers concrets pour réduire l’empreinte et renforcer la responsabilite sociale :

  • Choisir des lieux accessibles en transports en commun, adaptés aux personnes en situation de handicap.
  • Limiter les goodies et supports imprimés, privilégier l’eco conception des supports numériques.
  • Travailler avec des traiteurs engagés (produits locaux, de saison, réduction du gaspillage alimentaire).
  • Prévoir des ateliers de sensibilisation courts sur les defis rse, intégrés au programme, plutôt que des discours trop théoriques.

La manière dont vous communiquez autour de ces choix compte aussi. Une communication interne eco responsable permet de valoriser les efforts des equipes, de donner du sens et d’éviter l’effet « greenwashing » qui peut décrédibiliser l’engagement de l’entreprise.

Impliquer les collaborateurs dans la rse des événements

Pour que les defis rse ne restent pas l’affaire d’un petit cercle, il est utile d’impliquer les collaborateurs dans la préparation et l’animation des événements. Cela renforce la rse culture et crée une dynamique collective autour du defi durable.

Vous pouvez par exemple :

  • Constituer un petit groupe volontaire pour co construire les critères rse des événements.
  • Proposer des ateliers participatifs sur les enjeux sociaux, la vie privee et la qualite vie au travail lors des séminaires.
  • Mettre en avant, dans les news rse internes, les bonnes pratiques repérées dans d’autres structures ou entreprises rse.
  • Organiser un retour d’expérience après chaque grand événement pour mesurer l’impact et identifier de nouveaux defis.

Cette approche renforce le sentiment d’appartenance et montre que la rse n’est pas seulement un sujet de candidature à des trophees defis ou de trophees rse, mais bien un engagement partagé qui transforme la culture entreprise.

Mesurer et valoriser l’impact des choix responsables

Enfin, pour que ces efforts s’inscrivent dans la durée, il est essentiel de suivre quelques indicateurs simples. Sans tomber dans une logique purement chiffrée, ces données aident à démontrer que la rse peut aller de pair avec le developpement et la performance globale de l’entreprise.

Par exemple, vous pouvez suivre :

  • Le pourcentage de déplacements réalisés en train plutôt qu’en avion.
  • Le nombre d’événements intégrant des critères de developpement durable (restauration, transports, accessibilité).
  • Les retours des collaborateurs sur la qualite vie et l’organisation des voyages.
  • Les économies réalisées grâce à une meilleure anticipation et à la réduction des déplacements inutiles.

Ces éléments peuvent nourrir les rapports rse, les newsrse internes ou une candidature newsrse à des prix ou labels. Ils montrent que les defis rse ne sont pas seulement des contraintes, mais aussi des opportunités pour repenser la vie travail, renforcer l’engagement des equipes et faire de l’assistant·e de direction un véritable relais de la transition ecologique au sein des entreprises.

Intégrer la rse dans la gestion des prestataires et des achats

Structurer une politique achats vraiment responsable

En tant qu’assistant·e de direction, vous êtes souvent au cœur des achats de l’entreprise : fournitures, prestations, événements, déplacements, outils numériques… C’est là que la rse au quotidien prend une dimension très concrète. Chaque commande, chaque nouveau prestataire peut renforcer ou affaiblir la performance environnementale et sociale de l’entreprise.

La première étape consiste à clarifier les objectifs rse liés aux achats : réduction des déchets, meilleure performance environnementale, soutien à des structures locales, prise en compte des enjeux sociaux dans la chaîne de valeur, ou encore contribution à la transition écologique. Sans cette mise en place d’objectifs clairs, il est difficile de mesurer l’impact réel des décisions d’achat.

Plusieurs ressources publiques peuvent vous aider à cadrer cette démarche, par exemple les guides de l’Agence de la transition écologique (ADEME) sur les achats responsables, ou les recommandations de la Plateforme nationale pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE), qui proposent des repères concrets pour les entreprises rse de toutes tailles.

Définir des critères rse simples et applicables

Pour éviter de transformer chaque commande en casse tête, l’enjeu est de définir des critères rse pragmatiques, adaptés à la réalité du travail des équipes. L’objectif n’est pas de créer une usine à gaz, mais de faire évoluer progressivement la culture entreprise vers plus de responsabilite et d’engagement.

  • Critères environnementaux : labels reconnus (par exemple écolabels officiels), énergies renouvelables, éco conception des produits, durabilité et réparabilité, limitation des emballages, logistique optimisée.
  • Critères sociaux : conditions de travail dans la chaîne de production, respect des droits humains, inclusion, emploi local, insertion par le travail, transparence sur les enjeux sociaux.
  • Critères de gouvernance : clarté des engagements rse, existence d’un rapport de developpement durable, participation à des trophees defis ou à des initiatives sectorielles, politique de protection de la vie privee et des données.

Ces critères peuvent être intégrés dans les grilles de sélection des prestataires, les modèles de demande de devis ou les procédures internes. Même si tout n’est pas parfait dès le départ, cette prise de conscience progressive transforme l’assistant·e en véritable acteur changement au sein des equipes.

Évaluer et challenger les prestataires sur leurs engagements

Une fois les critères posés, le defi suivant consiste à les faire vivre dans la relation avec les prestataires. Beaucoup d’entreprises communiquent sur leur rse engagement, mais toutes n’ont pas la même maturité. Votre rôle est d’objectiver cette réalité, sans jugement, mais avec exigence.

Concrètement, vous pouvez :

  • Demander systématiquement les politiques rse, rapports de developpement durable ou certifications lors d’un appel d’offres.
  • Poser des questions précises sur la rse culture du prestataire : gestion des déchets, politique sociale, égalité, formation des collaborateurs, qualité de vie au travail.
  • Comparer les offres non seulement sur le prix, mais aussi sur l’impact durable et les engagements sociaux.
  • Prévoir des points réguliers pour suivre les progrès rse, surtout pour les prestataires stratégiques.

Les plateformes d’information spécialisées en news rse et en trophees defis rse peuvent vous aider à identifier des entreprises déjà reconnues pour leurs pratiques responsables. Certaines publient aussi des dossiers thématiques, des newsrse ou des retours d’expérience utiles pour nourrir vos propres grilles d’analyse.

Mettre en cohérence budget, rse et performance globale

Un des defis rse les plus sensibles concerne le budget. Il est tentant de penser que les achats responsables coûtent forcément plus cher. En réalité, lorsqu’on raisonne en coût global et en impact, la logique change. Un produit plus durable, mieux conçu, avec une meilleure performance environnementale, peut réduire les coûts cachés : maintenance, remplacement, gestion des déchets, image de marque, voire risques juridiques.

Votre rôle consiste à documenter ces arbitrages pour la direction. Par exemple, en comparant :

  • Le coût d’un matériel jetable avec celui d’un matériel durable sur plusieurs années.
  • Le prix d’un prestataire « low cost » avec les risques sociaux et réputationnels associés.
  • L’impact d’un fournisseur local par rapport à un fournisseur lointain en termes de logistique, de flexibilité et de developpement du territoire.

Cette approche renforce la crédibilité de la rse au sein de l’entreprise, en la reliant directement à la performance globale, à la gestion des risques et à la qualité de vie au travail des collaborateurs.

Impliquer les equipes et diffuser une culture achats responsables

Les achats ne se décident pas toujours au niveau de la direction. Dans beaucoup de structures, les equipes opérationnelles passent elles mêmes des commandes, choisissent des prestataires ou valident des dépenses. Pour que la rse quotidien ne reste pas un discours, il est essentiel de les embarquer.

Vous pouvez, par exemple :

  • Coanimer des ateliers courts sur les achats responsables et les enjeux sociaux liés aux fournisseurs.
  • Créer des fiches pratiques simples pour guider les choix : quels labels privilégier, quels réflexes adopter, quels defis éviter.
  • Partager régulièrement des news rse internes : bonnes pratiques, retours d’expérience, réussites d’equipes.
  • Mettre en avant des prestataires exemplaires, ou des entreprises rse ayant obtenu des trophees ou distinctions, pour inspirer les collaborateurs.

Cette dynamique contribue à faire évoluer la culture entreprise, en montrant que chaque commande, même modeste, peut avoir un impact. Elle renforce aussi le sentiment d’engagement des collaborateurs, qui voient comment leurs choix du quotidien participent au developpement durable.

Suivre les progrès et valoriser les résultats

Enfin, pour que ce travail sur les prestataires et les achats ne reste pas invisible, il est utile de suivre quelques indicateurs simples : part de fournisseurs engagés dans une démarche rse, volume d’achats responsables, réduction des déchets liés aux achats, part de structures locales ou d’insertion, etc.

Ces données peuvent alimenter les bilans rse de l’entreprise, les candidatures à des trophees defis ou à des dispositifs de reconnaissance, voire des dossiers de candidature newsrse. Elles donnent aussi de la matière pour communiquer en interne sur les progrès réalisés, ce qui renforce la fierté d’appartenance et la qualité de vie au travail.

Pour l’assistant·e de direction, c’est une occasion concrète de passer d’un rôle purement opérationnel à un rôle de relais rse, en montrant que la gestion des prestataires et des achats est un levier stratégique de la transition écologique et sociale de l’entreprise.

Préserver l’humain : un défi rse souvent sous-estimé

Prendre soin des personnes avant tout

Dans beaucoup d’entreprises rse, la priorité est mise sur la performance environnementale, la transition ecologique ou l’eco conception des produits. Pourtant, les enjeux sociaux restent au cœur des defis rse. Sans collaborateurs en bonne santé, engagés et écoutés, aucun objectif de developpement durable ne tient dans la durée.

En tant qu’assistant ou assistante de direction, vous êtes au croisement de la vie travail, de la vie privee et des exigences de la direction. Vous voyez au quotidien comment les defis de l’entreprise, les projets, les ateliers, les déplacements et les changements d’organisation pèsent sur les equipes. Votre rôle est clé pour alerter, réguler, proposer des solutions concrètes et faire vivre une rse culture vraiment humaine.

Observer les signaux faibles dans les equipes

La mise place d’une politique rse ne se joue pas uniquement dans les rapports officiels ou les trophees defis. Elle se joue dans les couloirs, les agendas surchargés, les réunions qui débordent, les mails envoyés tard le soir. C’est là que vous pouvez devenir un véritable acteur changement.

  • Identifier les périodes de surcharge récurrente et en informer la direction.
  • Repérer les collaborateurs qui enchaînent les defis sans temps de récupération.
  • Noter les tensions entre equipes ou entre structures qui nuisent à la qualite vie au travail.
  • Observer les impacts des réorganisations sur la culture entreprise et le moral des équipes.

Ces observations, factuelles et régulières, nourrissent la prise conscience des enjeux sociaux au sein de l’entreprise. Elles complètent les indicateurs plus classiques de developpement durable et donnent une vision plus fine de la rse quotidien.

Agir sur l’organisation du travail

Préserver l’humain, c’est aussi agir sur l’organisation concrète du travail. Vous avez souvent la main sur les agendas, les réunions, les priorités opérationnelles. Ce sont des leviers puissants pour réduire certains defis rse liés à la charge mentale et à la vie travail.

  • Limiter les réunions très tôt le matin ou tard le soir pour respecter la vie privee.
  • Regrouper les temps de réunion pour éviter les journées hachées et épuisantes.
  • Prévoir des temps de respiration entre deux defis importants ou deux ateliers stratégiques.
  • Anticiper les pics d’activité pour éviter les urgences permanentes.

Ces ajustements peuvent paraître simples, mais ils ont un impact direct sur la responsabilite sociale de l’entreprise et sur l’engagement des collaborateurs. Ils montrent que la direction prend au sérieux les enjeux sociaux, au même titre que la performance environnementale.

Faire de la qualite de vie au travail un vrai objectif rse

La qualite vie au travail n’est pas un « plus » ; c’est un pilier de la rse engagement. Elle conditionne la fidélisation des talents, la capacité des equipes à porter les defis rse et la crédibilité de l’entreprise à l’extérieur, notamment lors d’une candidature à des trophees ou à des trophees defis organisés par des structures comme newsrse ou d’autres plateformes spécialisées.

Concrètement, vous pouvez contribuer à faire de la qualite vie au travail un objectif à part entière :

  • Proposer des temps d’échange réguliers entre la direction et les collaborateurs sur la vie travail.
  • Participer à la préparation d’ateliers dédiés aux enjeux sociaux et au bien être au travail.
  • Veiller à ce que les décisions de l’entreprise intègrent systématiquement l’impact humain.
  • Documenter les bonnes pratiques et les partager dans les outils internes ou via des news rse.

En reliant ces actions aux engagements formels de l’entreprise rse, vous contribuez à une rse culture cohérente, où le discours rejoint la réalité du terrain.

Relier rse, performance et developpement durable des equipes

Préserver l’humain n’est pas en contradiction avec la performance. Au contraire, les entreprises qui prennent au sérieux les enjeux sociaux et la responsabilite sociale constatent souvent une meilleure stabilité des equipes, un engagement plus fort et une capacité accrue à relever chaque defi.

Votre position vous permet de faire le lien entre :

  • Les objectifs stratégiques de l’entreprise et les limites réelles des collaborateurs.
  • Les ambitions de developpement durable et les moyens humains disponibles.
  • Les defis rse affichés et les pratiques quotidiennes dans les differentes structures.

En mettant en lumière ces liens, vous aidez la direction à ajuster ses priorités, à mieux répartir les defis et à construire une rse engagement qui protège autant les personnes que l’environnement. C’est cette cohérence qui renforce, au fil du temps, l’impact global de l’entreprise et sa crédibilité dans l’écosystème des entreprises rse et des acteurs du developpement durable.

Passer du rôle de soutien au rôle de relais rse

Devenir un véritable point d’appui RSE pour la direction

Passer d’un rôle de soutien à un rôle de relais RSE, c’est accepter un changement de posture au quotidien. L’assistant ou l’assistante de direction n’est plus seulement en charge de l’agenda, des réunions ou des déplacements ; il ou elle devient un acteur du changement, au cœur des defis rse de l’entreprise.

Concrètement, cela signifie intégrer la rse dans chaque décision opérationnelle : organisation du travail, choix des prestataires, préparation des comités, suivi des projets. La rse ne reste plus un sujet « à côté », mais un fil conducteur qui relie les enjeux sociaux, la performance environnementale, la responsabilite sociale et la culture entreprise.

Structurer son rôle de relais RSE au quotidien

Pour que ce rôle soit crédible et reconnu, il doit être structuré. La mise place d’habitudes simples permet de faire vivre la rse quotidien sans alourdir la charge de travail.

  • Intégrer systématiquement un angle RSE dans les ordres du jour, les comptes rendus, les notes à la direction.
  • Remonter les signaux du terrain : retours des collaborateurs, difficultés des equipes, tensions entre vie travail et vie privee, besoins en outils ou en formation.
  • Suivre les engagements pris : objectifs de developpement durable, indicateurs de performance environnementale, actions sur la qualite vie au travail.
  • Veiller à la cohérence entre les annonces externes (news rse, trophees defis, communication entreprises rse) et la réalité vécue dans les structures.

Ce travail de fond renforce la rse culture de l’entreprise et crédibilise les engagements pris auprès des collaborateurs comme des parties prenantes externes.

Être un relais entre la direction et les équipes

Le rôle de relais RSE repose aussi sur la capacité à faire circuler l’information dans les deux sens. La direction définit un objectif, une feuille de route, parfois une candidature à des trophees ou à des dispositifs comme newsrse ; les equipes, elles, vivent les defis rse sur le terrain, avec leurs contraintes et leurs idées.

L’assistant ou l’assistante peut :

  • Traduire les orientations stratégiques en messages clairs et concrets pour les collaborateurs.
  • Identifier les defis rencontrés dans la vie travail quotidienne et les remonter de manière structurée.
  • Mettre en avant les initiatives locales, même modestes, qui ont un impact durable ou social.
  • Faciliter la coordination entre plusieurs structures ou services impliqués dans la transition ecologique et le developpement durable.

Ce rôle d’interface renforce l’engagement des equipes et évite que la rse ne soit perçue comme un projet « imposé d’en haut ».

Contribuer à la mise en place d’actions concrètes

Sans devenir expert ou experte RSE, l’assistant ou l’assistante peut jouer un rôle clé dans la mise place d’actions très concrètes, en lien avec les autres fonctions de l’entreprise.

  • Organisation d’ateliers de sensibilisation à la rse, à la prise conscience des enjeux sociaux, à l’eco conception ou à la transition ecologique.
  • Coordination des campagnes internes : semaines thématiques, défis internes, communications autour des objectifs de developpement durable.
  • Suivi des candidatures à des trophees defis, à des labels ou à des appels à projets (par exemple via des plateformes comme newsrse ou candidature newsrse).
  • Appui à la documentation : collecte de preuves, indicateurs, retours d’expérience pour valoriser les entreprises rse et leurs resultats.

Ces actions renforcent la visibilité de l’engagement RSE de l’entreprise et donnent du sens au travail des collaborateurs.

Valoriser l’engagement RSE dans les processus internes

Le rôle de relais RSE passe aussi par la manière dont l’entreprise valorise l’engagement de ses equipes. L’assistant ou l’assistante peut contribuer à intégrer la rse dans plusieurs processus internes.

  • Onboarding : s’assurer que la rse culture et les enjeux sociaux sont présentés dès l’arrivée des nouveaux collaborateurs.
  • Communication interne : mettre en avant les projets à impact, les initiatives d’eco conception, les progrès en performance environnementale.
  • Reconnaissance : proposer que les defis rse et les réussites collectives soient valorisés dans les temps forts de l’entreprise.
  • Vie travail et qualite vie : rappeler que la rse engagement inclut aussi la protection de la vie privee, la prévention des risques psychosociaux et l’équilibre global des equipes.

En agissant sur ces leviers, l’assistant ou l’assistante contribue à ancrer la rse dans la culture entreprise, au delà des seuls rapports ou indicateurs.

Se positionner comme acteur du changement, pas comme « exécutant »

Passer du soutien au relais RSE implique enfin un repositionnement personnel. Il ne s’agit pas de porter seul ou seule tous les defis, mais de se reconnaître comme acteur changement légitime.

Quelques repères utiles :

  • Développer ses connaissances sur la rse, le developpement durable, les enjeux sociaux, en s’appuyant sur des sources fiables (rapports officiels, référentiels, actualités spécialisées).
  • Oser proposer des améliorations, même modestes, sur l’organisation du travail, les pratiques internes, la manière de communiquer sur les engagements.
  • Construire des alliances avec les fonctions RSE, RH, achats, communication, pour ne pas porter seul ou seule la charge du changement.
  • Mesurer l’impact des actions menées, même de façon simple, pour montrer que la rse quotidien peut produire des résultats concrets.

En assumant ce rôle élargi, l’assistant ou l’assistante de direction contribue directement à la transformation durable de l’entreprise et à la crédibilité de ses engagements RSE, en interne comme en externe.

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